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Le Festival de Cannes 2008 par Thierry Chabanis |
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Le tapis rouge
21/05/08 |
Doutzen Kroes
21/05/08 |
Ambiance afro-cubaine pour
la projection de "Che". 21/05/08 |
21/05/08 - Compétition : "Che" de Steven Soderbergh Lauréat de la Palme d’Or en 1989 pour Sexe, Mensonges et Vidéo, Steven Soderbergh revient cette année en Compétition avec Che, son biopic fleuve sur Ernesto Guevara, interprété par Benicio Del Toro. Dans une première partie, le réalisateur américain retrace l'ascension du Che au cours de son coup d’état à Cuba contre le régime de Batista : d'abord médecin, puis commandant et enfin héros révolutionnaire. Dans le deuxième acte, Soderbergh revient sur la campagne bolivienne qui entraînera le Che vers la mort et tente d’expliquer pourquoi cet homme demeure un symbole d'idéalisme et d'héroïsme dans le coeur des gens à travers le monde. "J’ai eu envie de consacrer un film (ou deux) au Che, explique-t-il, non seulement parce que sa vie a des allures de roman d’aventures, mais parce que je suis fasciné par les défis techniques qu’entraîne la mise en application d’une vision politique de grande envergure. J’avais envie d’illustrer en détails les efforts psychiques et physiques que nécessitèrent ces deux campagnes ; de montrer le processus par lequel un homme doté d’une volonté indomptable va découvrir sa capacité à inspirer d’autres hommes. Le Che ne l’aurait sans doute jamais admis, mais le style compte. Il compte assurément dans un film, et il est un élément crucial dans la compréhension de ces deux films. Che, 1ère partie est encadré par des images de la visite du Che à New York en 1964. C’est au cours de ce voyage que celui-ci exprima, sur la plus grande scène du monde, son mépris pour l’impérialisme et pour tous les pays d’Amérique Latine qui se plieraient aux demandes des Etats-Unis. Le corps du film évoque la Révolution Cubaine à travers le regard du Che. Les cadrages en cinémascope et le formalisme des compositions préfigurent l’issue de cet affrontement classique entre oppresseur et opprimé. Che, 2ème partie est une fuite en avant au fond d’un cul-de-sac idéologique. Son style visuel nous indique que tout peut arriver à tout moment. La fin reste imprévisible, et lorsqu’elle survient, on doit encore se demander si l’épilogue de cette histoire n’est pas le prologue d’une autre." Outre Sexe, Mensonges et Vidéo, Steven Soderbergh a présenté trois autres films au Festival de Cannes : L'Anglais (1999) et Ocean’s 13 (2007) Hors Compétition, et King Of The Hill (1997) en Compétition. |
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Benicio Del Toro pour
le film en compétition : "Che" 21/05/08 |
Anne Marivin
21/05/08 |
Dany Boon
21/05/08 |
22/05/08 - Compétition : "La Frontière de l'aube" de Philippe Garrel Deuxième des trois longs-métrages français en Compétition, La Frontière de l'aube de Philippe Garrel est présenté ce jeudi à Cannes. Le cinéaste français connaît bien le Festival pour y avoir montré plusieurs de ses films que ce soit en Section Parallèle (Marie pour mémoire en 1968, Le Lit de la vierge en 1969, Le Révélateur en 1970, Le Berceau de cristal en 1976, Liberté la nuit en 1984, Paris vu par' 20 ans après la même année et Elle a passé tant d'heures sous les sunlights en 1985) ou dans la section Cannes Classics (La Cicatrice Intérieure en 2004). Cette année, il revient sur la Croisette avec l'histoire d'une romance, celle qui se noue entre une star de cinéma délaissée par son mari et un jeune photographe journaliste venu faire un reportage sur elle. Les deux rôles principaux sont tenus par Laura Smet et Louis Garrel, le fils du cinéaste. Philippe Garrel explique le choix du titre de ce fim tourné en noir et blanc : "Pendant l'écriture, le film s'est appelé Le Ciel des anges, c'était dans une phrase que j'avais trouvée dans "Blanche ou l'oubli" de Louis Aragon. Ca me plaisait bien, mais j'étais un peu contrarié par le côté néo-catholique. Et une nuit, à quatre heures du matin, j'ai pensé à La Frontière de l'aube, qui évoquait à la fois le thème du suicide et celui du spectre. J'ai tourné le film avec ce titre en tête, ce qui me donnait une clé pour chaque séquence. Peut-être est-ce un titre trop délibérément poétique. J'ai connu un metteur en scène, Pierre Romans, qui disait qu'un acteur ne doit jamais jouer poétique, et que pour être poétique, il fallait jouer de manière réaliste, avec une certaine trivialité. J'ai trouvé cela juste et depuis, je me suis mis à penser ça de tout, y compris de la manière de faire des plans. La poésie, au cinéma, elle ne peut que se dégager inconsciemment. Elle surgit si le film a une âme." |
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Laura Smet pour le film en
compétition : "La Frontière de l'aube" 22/05/08 |
Sharon Stone
21/05/08 |
Madonna
21/05/08 |
23/05/08 - Compétition : "Synecdoche, New York" de Charlie Kaufman Pour ses premiers pas en tant que réalisateur, Charlie Kaufman, le scénariste de Dans la peau de John Malkovich, a vu son long-métrage Synecdoche, New York sélectionné en Compétition. Il concourt par la même occasion pour la Caméra d’Or. Charlie Kaufman était déjà venu sur la Croisette lors de la présentation en 2001 de Human Nature, film de Michel Gondry pour lequel il avait écrit le scénario. Avec Synecdoche, New York, il poursuit son œuvre décalée en mettant systématiquement en abîme la vie de Caden, son personnage principal et alter-ego interprété par Philip Seymour Hoffman. Abandonné par sa femme, ce metteur en scène de théâtre rumine son mal-être et son désespoir. Il entreprend alors un projet artistique gigantesque dans un entrepôt de New York : il imagine une célébration du quotidien où chacun devra construire sa vie artificielle dans un décor imitant la ville de l'extérieur, et qui ne cesse de grandir... "Je m’intéresse aux rêves, explique Charlie Kaufman, et à la manière dont nous nous racontons des histoires en rêve. Soyons clairs, ce film n’est pas un rêve, mais il a une logique onirique. Dans un rêve, on peut se mettre à voler, et on se dit que c’est normal, on n’a pas du tout la même réaction que celle qu’on aurait à l’état de veille dans le monde normal. Il faut prendre tout ce qui se passe dans ce film comme cela vient. C’est normal que ça ne puisse pas arriver dans la vraie vie : on est dans un film !" |
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Emir Kusturica
21/05/08 |
En compétition "Synecdoche, New York"
23/05/08 |
Mélanie Laurent
21/05/08 |
24/05/08 - Compétition : "Entre les murs" de Laurent Cantet Avec Entre les murs, troisième film français à entrer en Compétition pour la Palme d’Or, Laurent Cantet effectue cette année son baptême cannois. Le réalisateur à qui l’on doit Ressources Humaines et L’Emploi du Temps persévère dans la veine sociale en adaptant le roman de François Bégaudeau, un jeune professeur de français dans un collège difficile. Dans sa volonté d'instruire sans pour autant domestiquer, celui-ci n'hésite pas à aller chercher les adolescents là où ça fait mal, les mettant souvent face à leurs limites afin de les motiver. Quitte à prendre parfois le risque du dérapage… Laurent Cantet revient sur la genèse du projet : "Avant le tournage de Vers le Sud, j’avais eu l’idée d’un film sur la vie d’un collège. Très vite, le projet s’était imposé de ne jamais sortir de l’enceinte de l’établissement. De plus en plus de gens parlent de "sanctuariser" l’école. Je voulais au contraire la montrer comme une caisse de résonance, un lieu traversé par les turbulences du monde, un microcosme où se jouent très concrètement les questions d’égalité ou d’inégalité des chances, de travail et de pouvoir, d’intégration culturelle et sociale, d’exclusion. J’avais notamment développé une scène de conseil de discipline, que je voyais comme une sorte de "boîte noire" du collège. A la sortie de Vers le Sud, j’ai rencontré François qui présentait au même moment son nouveau livre, "Entre les murs". Son discours était un contre-feu aux réquisitoires sur l’école d’aujourd’hui : pour une fois, un prof n’écrivait pas pour régler ses comptes avec des adolescents présentés comme des sauvages ou des abrutis. J’ai lu le livre, et j’ai eu immédiatement le sentiment qu’il apportait deux choses à mon projet initial : d’abord, une matière, une sorte d’assise documentaire qui me manquait, et que je m’apprêtais à constituer en allant moi-même passer du temps dans un collège ; et surtout, le personnage de François, son rapport très frontal avec les élèves. Il a ainsi condensé et incarné les différentes facettes de profs que j’avais d’abord imaginés."
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En compétition "Entre les Murs"
24/05/08 |
Emmanuelle Béart
23/05/08
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Lou Doillon
24/05/08 |
24/05/08 - Compétition : "Rendez-vous à Palerme" de Wim Wenders Wim Wenders poursuit son histoire d’amour avec le Festival de Cannes en présentant aujourd’hui, en Compétition, Rendez-vous à Palerme. Par le passé, le réalisateur allemand a reçu la Palme d’Or avec Paris, Texas en 1984, le Prix de la Mise en Scène pour Les Ailes du Désir en 1987 et le Grand Prix du Jury pour Si Loin, Si Proche ! en 1993. Il fut également Président du Jury de la Caméra d’Or en 2003 et Président du Jury de la Sélection Officielle en 1989. "Le cinéma est d’abord et avant tout censé raconter des histoires, explique-t-il. Certes. Mais une fois ces contraintes posées, toutes sortes de sujets peuvent être abordées. Le seul problème, c’est que la plupart des scénaristes sont "égocentrés" et ont tendance à écarter les sujets qui ne les concernent pas directement. Il faut en raconter beaucoup en l’espace d’un film pour satisfaire la construction dramatique et nourrir l’intrigue. Mais le cinéma peut aller bien plus loin que raconter une histoire ! Aujourd’hui pourtant, les films usent et abusent de recettes toutes faites et, du coup, cela devient de plus en plus difficile de tenter de nouvelles expériences. J’en ai eu assez de l’absence de risque ! Je voulais faire un film rock’n roll et plein d’audace, tenter une aventure sans recette toute faite et sans avoir peur de délivrer un message, sans arrière-pensée et sans stratégie. Encore ? et oui, encore. J’ai toujours beaucoup mieux réussi à dépeindre une atmosphère, ou à évoquer un climat particulier, à dévoiler des secrets, lorsque j’ai eu l’occasion de travailler sans scénario totalement finalisé. C’est comme ça que j’ai tourné Alice dans les Villes, Au Fil du Temps, L’Etat des Choses ou Lisbon Story. Même pour Les Ailes du Désir, je n’ai disposé d’un scénario abouti qu’à la fin du dernier jour de tournage. J’ai démarré Paris, Texas avec la moitié d’un scénario… C’est ce que je voulais réitérer avec Rendez-vous à Palerme : je voulais explorer l’univers d’un personnage et son histoire, sans la connaître entièrement par avance. Je voulais raconter une histoire sans savoir comment elle se terminerait, et je voulais connaître mon sujet sans avoir à le rattacher à une histoire de départ." Photographe de renommée mondiale, Finn (Campino) mène une vie trépidante que beaucoup lui envient. Mais quand sa "routine" se dérègle soudainement, Finn décide de tout abandonner. Son périple le mène de Düsseldorf à Palerme : c'est là qu'il croise la route d'un mystérieux tueur (Dennis Hopper) qui ne le lâche plus d'une semelle. Or, au même moment, une nouvelle vie s'offre à Finn. Il rencontre bientôt une jeune femme (Giovanna Mezzogiorno) dont il tombe amoureux... |
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Milla Jovovitch
24/05/08
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Wim Wenders
24/05/08 |
Yasmine
22/05/08 |
25/05/08 - Hors Compétition : "What Just Happened" de Barry Levinson Présenté Hors Compétition, What Just Happened de Barry Levinson est le film de clôture de cette 61ème édition du Festival de Cannes. Dans cette comédie inspirée du roman autobiographique What Just Happened: Bitter Hollywood Tales From Line du producteur Art Linson, Robert De Niro, qui remettra ce soir la Palme d'Or à l'un des 22 films de la Compétition, incarne Ben, un producteur de films connaissant quelques déboires d'ordre privé - il sort à peine d'un deuxième mariage raté - et professionnel - il a du mal à boucler son prochain long-métrage. Egalement interprété par des acteurs hollywoodiens de renom comme Sean Penn, Bruce Willis, Catherine Keener ou Stanley Tucci, What Just Happened ? nous retrace deux semaines dans la vie de cet homme, pour qui, entre un réalisateur déjanté, un acteur éhonté et un producteur exécutif en panne d'idées, rien ne se passe comme prévu. "Bob a toujours poussé Art à tirer un scénario de son livre de souvenirs, et quand Art l'a fait, Bob l'a poussé à me l'envoyer, explique Barry Levinson qui voit pour la première fois l’un de ses films présentés à Cannes. Le scénario m'a beaucoup plu, car j'ai trouvé qu'il était très drôle et fidèle à la réalité. On lit beaucoup d'histoires sur Hollywood qui sont des parodies pures et dures, alors que ce scénario, tout en étant très mordant, brosse un portrait réaliste du milieu." "Je suis toujours fasciné par les gens qui subissent une pression terrible, et ce que j'ai aimé, c'est que cette histoire parle d'un homme qui tente simplement de survivre à deux semaines d'enfer, poursuit le cinéaste. Ce qui m'a intéressé chez Ben, c'est qu'il n'est pas qu'un simple spectateur de ce qui se passe autour de lui, mais qu'il a aussi sa part de responsabilité. Il n'est ni pire, ni meilleur que tous ceux qui le poussent à bout, et je n'ai pas cherché à trouver d'excuses à son comportement. Il est comme il est, et on a voulu montrer que Ben tient par-dessus tout à aller de l'avant quoi qu'il arrive." |
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Estelle
21/05/08 |
Robert de Niro
25/05/08 |
Noémie Lenoir
23/05/08 |
25/05/08 - La Conférence de presse du Jury Pour la cinquième fois dans l'histoire du Festival de Cannes, le Jury a l'occasion de s'expliquer sur le choix du Palmarès. En conférence de presse, le Président du Jury Sean Penn et les Jurés Jeanne Balibar, Alexandra Maria Lara, Natalie Portman, Marjane Satrapi, Rachid Bouchareb, Sergio Castellitto, Alfonso Cuarón et Apichatpong Weerasethakul ont répondu aux questions des journalistes. Extraits choisis. Marjane Satrapi : Sean Penn : Alfonso Cuarón : Sergio Castellitto : Jeanne Balibar : "Je pense que eux (Catherine Deneuve et Clint Eastwood), et quelques autres dans le monde du cinéma, représentent la raison pour laquelle nous nous sommes lancés dans ce métier. Quand on est dans ce milieu depuis aussi longtemps et que l’on reste inventif, créatif, que l’on continue à élever son niveau, je considère cela comme un encouragement pour nous autres. Je ne parlerai pas de dette à leur égard. Nous devons reconnaître le poids qu’ils ont apporté au Festival et à notre travail." |
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Steve McQueen
25/05/08 |
Flash
23/05/08 |
Laurent Cantet
24/05/08
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25/05/08 - Le Palmarès (1/2) Le Jury officiel du 61e Festival de Cannes, présidé par Sean Penn, a dévoilé ce soir son Palmarès lors de la Cérémonie de clôture. EN COMPETITION - LONGS METRAGES Palme d'Or |
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Catherine Deneuve
25/05/08 |
Jean Reno
25/05/08 |
"You're talking to me !"
25/05/08 |
25/05/08 - Le Palmarès (2/2) EN COMPETITION - COURTS METRAGES CAMERA D'OR UN CERTAIN REGARD |
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Natalie Portman
25/05/08 |
Laura Harring
23/05/08 |
Victoria Abril
22/05/08 |
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