Up Festival de CANNES 2008

Le Festival de Cannes 2008 par Thierry Chabanis

 
Le 61e Festival de Cannes du 14 au 25 mai 2008
 
Photographies par Thierry Chabanis
  
 

     
 
Le tapis rouge
Le Palais des Festivals
dit le "bunker"
  
La montée des marches débute avec
l'arrivée du maire de Cannes.
Distribution du chapeau d'Indy

aux "aventuriers" de la Croisette.
18/05/08
14/05/08 - Conférence de presse du Jury


Le Jury s’est réuni aujourd’hui pour la traditionnelle conférence de presse du début de Festival. Le Président Sean Penn et les Jurés Jeanne Balibar, Alexandra Maria Lara, Natalie Portman, Marjane Satrapi, Rachid Bouchareb, Sergio Castellitto, Alfonso Cuarón et Apichatpong Weerasethakul ont ainsi livré leurs impressions et motivations aux journalistes présents. Morceaux choisis…

Sean Penn sur son rôle de Président du Jury :

"Nous allons visionner vingt-deux films. Je pense que nous partageons la même approche vis-à-vis de ces films, nous les regarderons dans le même état d’esprit. A mon sens, ce n’est pas tellement une compétition, il y aura un consensus pour éviter de blesser certains réalisateurs. Pour d’autres, il y aura ce petit coup de pouce, la possibilité d’être vu par un public plus important. Nous savons que l’empreinte de Cannes peut porter une oeuvre. (…) Je ne pense pas que nous sommes là pour juger un film ; nous devons simplement réagir avec enthousiasme devant la qualité. (…) L’essentiel est de chercher le cœur même d’un film, je suis très content de découvrir le travail de mes collègues. Je sais que nous avons ici un groupe de personnes d’origines diverses, et toutes ces influences culturelles devraient nous permettre de parvenir à une entente. (…) Il existe une question de respect mutuel. L’idée par exemple d’imposer à un membre du Jury un horaire qu’il ne lui convient pas pour aller visionner un film me semble absurde. Tout sera fait pour que le film ait le meilleur public possible et le meilleur jugement possible."

Sean Penn
Le président du Jury
14/05/08
Julianne Moore pour le film d’ouverture,
en compétition : "Blindness"
14/05/08
Cate Blanchett
14/05/08

14/05/08 - Film d’ouverture et Compétition : "Blindness" de Fernando Meirelles

C’est à Blindness du réalisateur brésilien Fernando Meirelles qui fera l’ouverture du Festival de Cannes aujourd'hui. Adapté du roman L’Aveuglement de José Saramago, Prix Nobel de littérature, ce thriller philosophique et politique est le premier film en lice pour la 61ème Palme d'or. Six ans après la présentation Hors Compétition de La Cité de Dieu, le cinéaste revient sur la Croisette avec une histoire d’épidémie aux effets dévastateurs. Frappées de "cécité blanche", les victimes de ce mystérieux virus sont mises en quarantaine dans un hôpital désaffecté. Là, la femme d’un médecin tente d’organiser un semblant de vie quotidienne mais se retrouve bientôt à la tête d’une révolte improvisée.

Pour ce long métrage au climat oppressant et porté par un casting international – Julianne Moore, Mark Ruffalo, Danny Glover, Gael García Bernal, Yoshino Kimura, Yusuke Iseya, Fernando Meirelles a fait le choix d’une structure en trois actes. Il s’en explique : "Le premier acte, où tout le monde devient aveugle, est très rapide. Presque comme un film d’action (…) Pour le deuxième acte, lorsque le médecin et sa femme entrent à l’hôpital, nous avons utilisé beaucoup d’images abstraites afin de rendre le sentiment général d’égarement. C’est aussi dans cet acte que l’homme au bandeau noir devient le narrateur, que le barman s’auto-proclame Roi du Dortoir n°3. L’histoire prend une tournure différente quand un groupe s’oppose à l’autre. Toutes les vingt minutes, vous avez un changement de situation. Après l’incendie à l’hôpital, une nouvelle porte s’ouvre, les gens partent et commence alors en quelque sorte un nouveau film."

Jean-Pierre Daroussin
14/05/08
Aishwarya Rai en
représentation pour L'Oréal
14/05/08
Denis Hopper joura au
Charity Poker Festival
14/05/08

15/05/08 - Hors Compétition : "Kung Fu Panda" de John Stevenson et Mark Osborne

Quatrième film d’animation produit par DreamWorks à être présenté à Cannes après les deux premiers volets de Shrek (en Compétition en 2001 et 2004) et Nos voisins les hommes (Hors Compétition 2006), Kung Fu Panda raconte les aventures de Po, un panda aspirant à devenir maître de Kung Fu. Alors qu’il tente d’acquérir quelques rudiments en arts martiaux, ce dernier devra faire face à Taï Lung, un léopard des neiges fourbe et animé d’un désir de vengeance. Cette réalisation du duo John Stevenson et Mark Osborne réunit un brillant casting vocal composé de Jack Black - qui prête sa voix à Do -, Dustin Hoffman, Angelina Jolie, Ian McShane – pour le doublage de Taï Lung, Jackie Chan, Lucy Liu et David Cross.

"Avec Kung Fu Panda, explique le co-cinéaste John Stevenson, nous voulions créer un film intemporel. Bien que l’histoire se déroule dans la Chine antique, les personnages ne sont pas cantonnés à cette époque. Les plus grandes histoires sont intemporelles. Et nous souhaitions que notre film ait cette qualité." Et Mark Osborne de poursuivre : "Depuis le début, il nous paraissait important que Kung Fu Panda véhicule un message positif dans lequel nous croyons. Nous souhaitions que le film soit ludique, plein d’humour et d’action avec un ressenti gonflé d’optimisme."

Gad Elmaleh
14/05/08
Brad Pitt & Angelina Jolie
"Kung Fu Panda"
15/05/08 
Dustin Hoffman, l'une
des voix de "Kung Fu Panda"
15/05/08

16/05/08 - Un Certain Regard : "Tyson" de James Toback

Tyson explore… Tyson. Avec ce documentaire présenté à Un Certain Regard, le réalisateur James Toback donne la parole à un champion déchu mais sincère. Ce dernier revient sans détour sur sa vie et sa carrière sur le ring. Porté par une éloquence innée, son récit est tour à tour choquant, drôle et féroce. Ce portrait part des premiers souvenirs de Tyson, ceux de son enfance dans les rues les plus pauvres de Brooklyn. Il suit son entrée dans le monde de la boxe sous la houlette de son coach Cus D’Amato et retrace son parcours tumultueux sur le grand huit de la gloire mondiale, ses triomphes et ses revers.

"C’est une tragédie grecque au sens où il s’agit d’un homme qui part de rien, explique James Toback, un type issu d’un milieu très modeste pour employer un euphémisme, qui atteint des sommets inouïs, et dont la propre démesure finit par entraîner la chute. Et c’est même une double tragédie antique en un sens, parce qu’il revient, reconquiert sa gloire et s’effondre encore, terrassé à nouveau par ses propres excès."

Le soir de la présentation de Tyson dans la salle Debussy, le réalisateur James Toback et l'ancien boxeur Mike Tyson ont adressé quelques mots à l’audience : "C’est un immense plaisir d’être présent ce soir, a déclaré James Toback. Déjà lorsqu’on tournait il y a un an, j’avais une soirée de ce genre dans un coin de ma tête. J’ai l’impression que ce film était destiné au Festival de Cannes. Quand Thierry Frémaux est venu à Los Angeles, je l’ai kidnappé, mis dans le coffre d’une voiture et lui ai montré un bout-à-bout du documentaire pour qu’il m’invite ici… Je voulais juste vous dire que le portrait qui se dégage de Tyson est celui d’une personne très complexe, une icône et un merveilleux être humain."

Et Mike Tyson d'ajouter : "J’apprécie sincèrement l’accueil que vous me réservez ce soir. Je n’ai jamais vécu ce genre d’expérience dans toute ma carrière. A l’époque, j’étais sur le point de rejoindre une réunion en cure de désintoxication quand James m’a appelé. Il m’a expliqué qu’on pourrait faire un bon film. Je ne l’ai pas cru. Je ne savais pas à quel point ce documentaire pouvait être aussi intense. Je suis un athlète, le cinéma ce n’est pas mon domaine. Quand j’ai décidé d’embrasser ce projet, je l’ai fait avec honnêteté."

Un Certain Regard :
"Tyson" de James Toback
16/05/08
1er film français en compétition :
"Un Conte de Noël" d'Arnaud Desplechin
16/05/08
Bono de U2,
la tête dans les nuages
16/05/08

16/05/08 - Compétition : "Un Conte de Noël" d'Arnaud Desplechin

Aujourd’hui est présenté en Compétition le premier film français de ce 61e Festival de Cannes : Un Conte de Noël du réalisateur Arnaud Desplechin, habitué de la Croisette. Par le passé, il était venu montrer aux festivaliers, en Sélection officielle, La Sentinelle (1992), Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) (1996), Esther Kahn (2000) et En jouant dans la Compagnie des Hommes (Un Certain Regard,2003). Il fut par ailleurs membre du Jury de la Cinéfondation et des courts métrages en 1998.

Cette année, Arnaud Desplechin revient avec un film choral autour de la famille et des liens complexes tissés entre chaque membre. Les Vuillard forme en effet un clan déchiré par de vieilles rancoeurs fraternelles. Lorsque Junon, la mère, apprend qu’elle est atteinte d’une maladie génétique rare, frères et sœurs, cousins et neveux, se retrouvent à Noël pour affronter cette nouvelle épreuve…

"Quand un drame arrive dans une famille, explique le réalisateur, ça désorganise tout. Là, la famille Vuillard a l’air très désorganisée dès le début du film. On ajoute du désordre au désordre, et curieusement ça amène une forme d’apaisement. Mais je ne crois pas qu’il y ait une pathologie de la famille. J’aurais du mal à regarder les choses avec noirceur."

Woody sous la pluie
"Vicky Cristina Barcelona"
17/05/08
Montée des marches sous la pluie pour
Penelope Cruz
"Vicky Cristina Barcelona"
17/05/08
Gérard Lanvin, Gilles Lelouche,
pour la promotion au marché du film

de "L'Ennemi Public N°1"
18/05/08

17/05/08 - Hors Compétition : "Vicky Cristina Barcelona" de Woody Allen

Cette 61ème édition du Festival de Cannes voit le retour sur la Croisette de Woody Allen, venu présenter Hors Compétition Vicki Cristina Barcelona, film interprété par Scarlett Johansson, Penélope Cruz et Javier Bardem. Le réalisateur new-yorkais a déjà connu les honneurs de la Sélection officielle avec Manhattan (1979), Bonjour Monsieur Lewis (1982), Broadway Danny Rose (1984), La Rose pourpre du Caire (1985), Hannah et ses sœurs (1986), Radio Days (1987), New York Stories (1989), Hollywood Ending (2002) et Match Point (2005).

Avec ce nouveau film, Woody Allen a choisi d'investir la capitale catalane pour mettre en scène les pérégrinations amoureuses de deux jeunes Américaines, venues passer l’été sous le soleil d'Espagne. Vicky et Cristina sont en effet entraînées dans une surprenante série d'aventures intimes avec un peintre charismatique, Juan Antonio, resté lié à son ex-épouse, l'impétueuse Maria Elena...

"Lorsque j’ai commencé ce scénario, raconte le réalisateur, je n’avais d’autre intention que d’écrire une histoire dont Barcelone serait un personnage clé. Je souhaitais célébrer cette ville que j’aime beaucoup. Cette cité, d’une grande beauté visuelle, jouit d’une ambiance très romantique. C’est seulement dans les lieux comme Paris ou Barcelone qu’une histoire comme celle-ci peut se concevoir."

Au sujet du choix de ses actrices, Woody Allen explique : "Il m’arrive de temps à autre de rencontrer dans ma vie professionnelle une actrice dont les qualités m’inspirent. Scarlett est très intelligente, sexy, très douée et elle possède un registre très étendu. Elle a aussi un humour acéré, des inventions verbales qui m’épatent. Penélope est une force de la nature, comme Maria Elena. Elle est belle et incroyablement sexy dans un style qui n’appartient qu’à elle. Et c’est bien sûr une formidable actrice. J’étais évidemment comblé."

Harrison "Indy" Ford
18/05/08 
L’équipe de "Indiana Jones et le
Royaume du Crâne de Cristal"
18/05/08
Salma Hayek
18/05/08

18/05/08 - Hors Compétition : "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal" de Steven Spielberg

Après 22 ans d'absence sur la Croisette - il était venu présenter Hors Compétition La Couleur Pourpre en 1986, Steven Spielberg crée aujourd'hui l'événement à Cannes avec la projection du quatrième volet des aventures du célèbre archéologue risque-tout, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal. A 66 ans, Harrison Ford a ainsi revêtu son blouson de cuir et son fameux chapeau pour de nouvelles péripéties qui le propulsent cette fois-ci en pleine Guerre Froide. Epaulé d'un jeune motard rebelle interprété par Shia LaBeouf, notre héros embarquera pour le Pérou afin de débusquer une mystérieuse relique qui suscite depuis des siècles autant de fascination que de craintes : le Crâne de Cristal d'Akator. Mais des agents soviétiques menés par la cruelle Irina Spalko, personnage incarné par Cate Blanchett, convoitent également ce trésor, car il est dit que quiconque possède le Crâne et en déchiffre les énigmes s'assure du même coup le contrôle absolu de l'Univers.

"Nous avons inventé Indiana Jones, mais il appartient désormais à tout le monde, déclare Steven Spielberg. Nous sommes devenus ses gardiens. Notre travail n'a pas consisté seulement à satisfaire les attentes de ceux qui ont grandi avec lui, mais aussi à révéler Indiana Jones à une nouvelle génération. Ce film est dédié aux fans." Et George Lucas, producteur exécutif et coscénariste du film, de poursuivre : "Le style est le même, l'humour aussi; Tout est familier ici, en un sens. Mais nous avons bâti sur ce socle quelque chose de nouveau. Les relations que nous entretenons sur le plateau et celles qu'ont nos personnages à l'écran sont plus fortes et plus drôles que jamais."

Adrian Brody
18/05/08
Linda Evangelista
top-model pour L'Oréal
18/05/08
Jean Claude Van Damme
au Carlton

18/05/08

19/05/08 - Compétition : "Le Silence de Lorna" de Jean-Pierre et Luc Dardenne

Lauréats de la Palme d’Or pour Rosetta en 1999 et L’Enfant en 2005, Jean-Pierre et Luc Dardenne reviennent sur la Croisette présenter en Compétition Le Silence de Lorna. A travers leur film, les cinéastes qui ont également été Présidents du Jury de la Cinéfondation et des courts métrages en 2000 et du Jury de la Caméra d’Or en 2006, investissent la ville de Liège pour "capter" Lorna, une jeune Albanaise entraînée, par amour, dans une machination sordide. Les événements prendront rapidement une ampleur dramatique, et le poids du silence se fera de plus en plus sentir...

Les frères Dardenne se souviennent de leur rencontre avec l'actrice Arta Dobroshi : "Un de nos assistants est allé faire un casting d’une centaine de jeunes femmes actrices professionnelles et non-professionnelles à Pristina, Skopje et Tirana. Parmi celles-ci, nous avons retenu Arta Dobroshi. Nous l’avions déjà vue quelques semaines plus tôt dans deux films albanais. Nous sommes allés la rencontrer où elle vit, à Sarajevo, et durant une journée, nous l’avons filmée avec notre caméra DV : marchant, courant, chantant et dans des scènes proches de celles du film. Ensuite, elle est venue à Liège et nous l’avons filmée jouant avec Jérémie Renier et Fabrizio Rongione. Elle était merveilleuse, simple et belle. Le soir, avant qu’elle ne reprenne l’avion pour Sarajevo, nous lui avons dit que c’était elle qui interpréterait le rôle de Lorna, qu’elle devrait revenir quelques mois avant le tournage pour répéter et apprendre le français."

Luc et Jean-Pierre Dardenne
25/05/08
Arta Dobroshi
25/05/08
Sharon Stone animera
la soirée de l'AMFAR
20/05/08

20/05/08 - Compétition : "L'Echange" de Clint Eastwood

Cinq ans après la présentation sur la Croisette de Mystic River, Clint Eastwood revient ce mardi dans la compétition avec L’Echange, un drame dont l’action se déroule à la fin des années vingt dans une cité ouvrière de Los Angeles et dont l’interprète principale est Angelina Jolie. Celle-ci joue le rôle d’une mère de famille dont le fils Walter disparaît un jour mystérieusement. Après quelques mois d’intenses recherches, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué, malheureusement il ne s’agit pas de son fils. Accusée d’être délirante et irresponsable, la jeune femme va s’allier à un révérend, incarné par John Malkovich, pour poursuivre les recherches et remettre en cause les autorités judiciaires de la ville.

Inspiré de faits réels, ce scénario écrit par Joe Michael Straczynski retint l’attention des producteurs Brian Grazer et Ron Howard ainsi que celle de Clint Eastwood. "Je l’ai emporté avec moi à Berlin, l’ai lu dans l’avion au retour, et l’ai beaucoup aimé, dit l’acteur-réalisateur. Sitôt rentré, j’ai appelé Brian et Ron pour leur donner mon accord. Ils m’ont appris qu’Angelina leur avait dit oui entre-temps. "Elle sera formidable dans ce rôle", leur ai-je dit. "J’aime beaucoup ce qu’elle fait". Et c’est ainsi que le projet s’est monté – très vite et en toute simplicité." Et Clint Eastwood d’observer : "Angelina Jolie est quelqu’un d’unique. Elle me fait beaucoup penser aux actrices de l’âge d’or du cinéma hollywoodien : Katharine Hepburn, Ingrid Bergman, Bette Davis, Susan Hayward, qui avaient toutes des personnalités très affirmées et une grande présence. C’est une actrice exceptionnelle."

Président du Jury en 1994 et également présent à Cannes pour la présentation Hors Compétition des Pleins pouvoirs en 1997 et en Compétition de Pale Rider en 1985, Bird en 1988 (Grand Prix de la Commission Supérieure Technique) et Chasseur blanc, cœur noir en 1990, Clint Eastwood est connu sur les plateaux pour sa rapidité et son efficience. Il réduit délibérément le temps de répétition pour préserver la spontanéité et l’authenticité du jeu et n’a pas pour habitude de multiplier les prises. Cette approche découle de ses propres préférences d’acteur : "On acquiert une certaine expérience au fil des ans, explique-t-il, on découvre qu’il arrivera toujours sur le plateau des choses imprévues, bonnes ou mauvaises, auxquelles aucune préparation ne fera jamais obstacle. Chaque tournage reste une expérience passionnante où l’on tente de donner vie à ce qui n’est encore qu’un petit tas de pages imprimées."

Brad Pitt & Angelina Jolie
"L’Échange"
20/05/08
Clint Eastwood
"L’Échange"
20/05/08
Angelina Jolie & Clint Eastwood
"L’Échange"
20/05/08
     

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